Aux Galápagos, des scientifiques ont eu la surprise de découvrir des bébés tortues d’une espèce qui, jusque là, n'était préservée de l’extinction totale que grâce à quelques spécimens élevés en captivité.

Il s'agit d'une première depuis près d'un siècle. Alors que l’on croyait l’espèce de tortues géantes chelonoidis nigra éteinte en son milieu naturel des îles Galápagos, des scientifiques ont annoncé cette semaine avoir découvert une dizaine de bébés sur l’île de Pinzon, l'une des îles qui compose cet archipel équatorien.

Comme le souligne le site earthables.com, cette découverte est d’autant plus remarquable que, jusqu’à présent, l’espèce ne devait sa survie que grâce à quelques jeunes tortues élevées en captivité et relâchées seulement lorsque les scientifiques les estimaient capables de survivre parmi leurs prédateurs.

Pour les aider, James Gibbs, l’un des scientifiques à l’origine de la découverte, explique d’ailleurs que les tortues ont pu bénéficier d’une «éradication massive des rats sur l’île, ce qui a créé un environnement favorable à leur reproduction».

Mais la quasi-disparition des tortues étant due principalement à l’activité humaine, le chercheur a ajouté «être étonné que les tortues nous donnent l'opportunité de rattraper nos erreurs après si longtemps».

La «pointe de l’iceberg»

Si James Gibbs admet que la découverte d’une dizaine de bébés chelonoidis nigra ne peut, pour le moment, être comparée à un «baby boom» (une explosion des naissances), il a bon espoir que sa découverte signe la présence de bébés tortues en nombre bien plus important.

«Il s’agit juste la pointe de l'iceberg. Je suis sûr qu'il doit y avoir une centaine de fois plus de nouveau-nés a découvrir», a-t-il expliqué. Durant leur expédition, James Gibbs et son équipe ont en effet repertorié près de 300 jeunes tortues, de quoi certainement faire de nombreux bébés.