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La fin de l'autre. Se dépatouiller sans lui : Le voyagiste (9)

par webmaster le 26-03-2016


La fin de l'autre. se dépatouiller sans lui : Le voyagiste (9)


Cf. - Marianne- N° 987 - 11 au 17 mars 2016 - par  Antoine Corbin.


On l'avait enterré un peu vite, avec ses catalogues remplis de rêve en guise de linceul. En 2013, le Syndicat national des agents de voyage (Snav) revendiquait encore quelque 5 000 ahérents. S'ils résistent, c'est peut-être parce que la dématéralisation complète ne tient pas toutes ses promesses. Acheter un billet d'avion ou une semaine à bon prix ne pose aucune difficulté. Mais  au moindre grain de sable, tout se complique.

Quand vous réservez un séjour en un clic, vous faites intervenir quatre prestataires : le comparateur Web, le voyagiste en ligne, la compagnie aérienne et l'hôtelier. Vous n'avez pas reçu votre billet ? Oubliez tout de suite le comparateur et attendez-vous à des échanges laborieux avec le voyagiste et la compagnie, qui vont se renvoyer la balle.

Go Voyages, entre autres, oriente systématiquement vers une adresse mail qui répond plus ou moins bien, ou vers des interlocuteurs démunis de tout pouvoir de décision, dans de lointains centres d'appels. Si vous appelez dépuis l'étranger, coincé en Argentine ou aux Fidji, c'est pire.

COMMENT SE DEPATOUILLER SANS LUI ?

Inutile de prendre les assurances annulation des voyagistes en ligne, elles sont chères et truffées de clauses d'exclusion. Le plus prudent est d'anticiper : notez quelque part tous les numéros à appeler en cas de problème (les voyagistes les cachent, mais vous les trouverez sur les forums), gardez des traces de vos paiements et notez vos numéros de vol, adresse d'hôtel, etc., dès que vous en avez connaissance.