C’est le symbole même de la neutralité. Depuis des décennies, y compris lors des deux guerres mondiales du XXe siècle, la Suisse a pris soin de rester en dehors des conflits.

Une tradition qui, à l’origine, lui a été imposée. Battus en 1515 à la bataille de Marignan (dans le nord de l'Italie) par les troupes de François Ier, les Suisses – alliés au duché de Milan – avaient été contraints, dans la foulée, de signer un traité leur interdisant d’attaquer à l’avenir la France.

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Le pays a alors peu à peu fait sienne cette neutralité forcée avec ses voisins, pour préserver son intégrité et développer son économie. Une politique pacifiste seulement perturbée par l’invasion du pays par la France en 1798, qui a forcé la Suisse à devenir son allié militaire lors des guerres napoléoniennes.

Mais, à l’issue de celles-ci, en 1815, la «neutralité perpétuelle de la Suisse» a été officiellement inscrite dans le droit international.