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Langue française pourquoi faire simple , faire compliqué

par webmaster le 05-04-2017

Pourquoi faire simple ..... Si on peut faire compliqué


Voilà qui devrait ravir les amoureux de la langue Française ...

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une 'évolution de la langue'

mais de 'prospective positive modernisée d'un mode de communication oral'...!



Le jour ou l’on mettra les CONS dans une valise,

j’en connais qui ne seront pas assis sur le couvercle...



Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings

parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc

en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas.

Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ». …

Ha ha, ça change tout !!!


J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste »

 et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !


Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste

le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise

pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau

que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.



Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites »,

 les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés

 des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».


Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur

des programmes en France et à sa réforme du collège. 

Z’êtes prêts ?... Allons-y.




Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maitriser le geste

graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».


Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ».


Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».



Mais curieusement le meilleur est pour la gym… Oups pardon !!!

 pour l’EPS (Education physique et sportive).


Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine

 c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser

l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton 

est une « activité duelle médiée par un volant ».

Ah ! c’est du sportif, j’avais prévenu !...

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé 

(je n’ose pas dire du pipi de chat).



 Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque

et inventons une nouvelle catégorie : la «personne en cessation d’intelligence»

 autrement dit, le con.

 Signé Martine Meunier, mère d’une élève. Ah non, re-pardon…

Martine Meunier « génitrice d’une apprenante ».

Ben oui, un 'outil scriptutaire' c'est un stylo, un 'référentiel bondissant'

c'est un ballon, et un 'bloc mucilagineux à effet soustractif' c'est… une gomme.

 Je pense que les 'zzzzzzzélites' qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là…

avant d’être tous en hôpital psychiatrique… pour « remédiation de cessation d’intelligence »…