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7 anecdotes sur la création de l'iPhone

par webmaster le 29-06-2017

7 anecdotes sur la création de l'iPhone


Il y a 10 ans, Apple transformait la vie numérique en présentant l'iPhone. De nombreuses étapes, parfois inattendues, ont été franchies avant d'arriver à la sortie de l'appareil.

Dix ans après sa sortie, l'iPhone demeure le smartphone de référence. Pourtant, à son origine, le produit était loin de ressembler à celui dévoilé par Steve Jobs en 2007. À travers témoignages d'anciens membres de l'équipe originelle ou de Steve Jobs en personne dans sa biographie sortie en 2011, certains des secrets de l'iPhone ont pu être dévoilés. Pour fêter ce dixième anniversaire, Le Figaro vous livre 7 anecdotes sur la genèse de l'iPhone.

La tablette avant le téléphone

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Dans le début des années 2000, des ingénieurs d'Apple réfléchissent à une technologie permettant d'interagir avec plusieurs doigts simultanément: le multi-touch. Les ingénieurs imaginent un concept de Mac tactile qui permettrait de zoomer en utilisant deux doigts, et plus en cliquant sur l'icône loupe. Steve Jobs découvre le projet en 2003 et comprend rapidement son potentiel. Lorsque le projet d'iPhone naît dans la tête du patron d'Apple, il se souvient immédiatement du concept de tablette tactile: «C'est ce que je veux mettre dans mon téléphone!». Un témoignage raconté par Brian Merchant dans son livre The One Device. The Secret History of the iPhone, paru ce mois-ci.

L'iPhone aurait pu avoir une molette d'iPod

Aux débuts de l'iPhone, deux équipes s'affrontent. La division iPod en charge du «Projet P1» imagine une évolution du baladeur musical en un appareil capable de téléphoner ou de naviguer sur le Web. Pour ce faire, Tony Fadell, en charge de la division, invente une molette capable de rétroéclairer en bleu les contrôles musicaux et en orange les chiffres pour passer un appel. Mais l'iPod Phone se retrouve rapidement abandonné par son équipe: «Nous avons tout essayé, et rien n'a permis de faire fonctionner le projet P1», se rappelle Tony Fadell. C'est finalement le «Projet P2», utilisant la technologie multi-touch et dirigé par Scott Forstall, qui sera choisi par Steve Jobs pour devenir l'iPhone.

Des tentatives de téléphones avant l'iPhone

Le Rokr est le fruit d

En 2005, Apple s'allie avec Motorola pour faire du Rokr le premier téléphone compatible avec iTunes. Mais ce qu'Apple ne dit pas à son partenaire de l'époque, c'est qu'un projet d'iPhone a déjà vu le jour. Steve Jobs décide alors de saboter la présentation de l'appareil pour mieux mettre en avant les iPod. N'arrivant pas à vendre le Rokr aux opérateurs, Motorola et Apple décident de mettre fin au partenariat dès l'année suivante.

Quelques années auparavant, des prototypes de téléphones à clapet circulaient déjà à Cupertino d'après Brian Huppi, un ingénieur d'Apple ayant contribué aux débuts de l'iPhone. 

Apple aurait pu devenir un opérateur mobile

Sans expérience en téléphonie, Apple envisage de créer un opérateur virtuel pour accompagner le lancement de l'iPhone. Mais en découvrant les exigences du secteur, l'entreprise décide de faire marche arrière et passe finalement des accords avec les opérateurs. Aux États-Unis, Cingular (devenu aujourd'hui AT&T) obtient l'exclusivité de l'iPhone. En France, Apple s'allie avec Orange pour proposer l'iPhone en novembre 2007.

Un logo Sony pour rester discret

Les premiers schémas d

Lors de son procès contre Samsung, Apple s'est retrouvé contraint de révéler les premiers concepts de l'iPhone. Pour protéger un projet aussi secret que l'iPhone, les designers d'Apple avaient fait le choix de remplacer le logo d'Apple par celui de Sony. Parfois rebaptisé «Jony» en hommage au designer d'Apple, Jonathan Ive, cette transformation était une bonne technique de camouflage permettant d'éviter tout soupçon. Dans sa biographie, Steve Jobs racontait avoir beaucoup été inspiré par Sony. 

Un clavier physique, source de tensions

Avec son clavier virtuel, l'iPhone a ringardisé le clavier de BlackBerry, à l'époque numéro 1 du smartphone. Pourtant, le biographe de Steve Jobs, Walter Isaacson, raconte que des dirigeants d'Apple militaient pour la présence d'un clavier physique. Dans son livre dédié à la genèse de l'iPhone, Brian Merchant explique que le clavier physique était même devenu un sujet dispute à Cupertino. Le vice-président d'Apple, Phil Schiller, aurait tout fait pour que l'iPhone ait un clavier physique, une information que réfute l'intéressé . Steve Jobs tranchera lui-même sur la question en mettant un veto sur le clavier physique: «Pensez à toutes les innovations qu'on pourrait intégrer à un clavier tactile équipé d'un bon logiciel».

Une présentation miraculeuse

Le 9 janvier 2007, Steve Jobs arrive sur scène et promet l'annonce d'un produit révolutionnaire. Quelques minutes plus tard, il révèle l'iPhone. Il enchaîne applications, appels et morceaux dans une fluidité qui relève de l'inimaginable à l'époque... Pourtant, cette présentation parfaite n'est en réalité qu'une belle illusion crée par les ingénieurs d'Apple. À cette époque, le système d'exploitation de l'iPhone est tellement buggé qu'il en rend presque l'appareil inutiliable. Impossible d'écouter un morceau en entier ou de lire ses mails après avoir quitté Safari par exemple. Enchaîner certaines actions provoque un crash immédiat de l'iPhone. Les ingénieurs d'Apple développent alors un Golden Path, un enchaînement de lancements garanti sans bug. Sur scène, Steve Jobs suit ces consignes à la lettre et tout fonctionne comme prévu: personne ne se doute alors de l'instabilité de l'iPhone.