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Une rentrée internationale et numérique pour Philippe François

par webmaster le 10-09-2017

Une rentrée internationale et numérique pour Philippe François *


jeudi 7 septembre 2017 10:08 - L'hôtellerie - restauration
* Ancien élève EH. de Strasbourg.

Paris (75) Le président de l'Association mondiale pour la formation hôtelière et touristique (Amforht) passe en revue ses priorités et revient sur le statut consultatif spécial à l'ONU, que vient de décrocher l'association.

'Nous sommes attentifs aux MOOC et au e-learning', confie Philippe François, président de l'Amforht.

L'Hôtellerie Restauration : Quels sont les dossiers prioritaires de l'Amforht pour cette rentrée ?

Philippe François : Cette rentrée sera encore plus internationale que par le passé. Aujourd'hui, si l'on n'est pas dans une dynamique internationale, on est sur la touche. D'ailleurs, de nombreux établissement – écoles et lycées – sollicitent l'Amforht pour s'ouvrir vers les pays étrangers et développer l'apprentissage des langues. Ajoutons à cela l'arrivée de plus en plus marquée de la Chine dans le monde de l'hôtellerie. Dans un tel contexte, une question se pose désormais à nous : comment travailler là-bas, quand la plus petite école de formation aux métiers du tourisme et de l'hôtellerie-restauration compte 10 000 étudiants, alors que chez nous, en France, les établissements les plus grands accueillent chacun un millier de jeunes ? 
Par ailleurs, l'Amforht s'intéresse aussi de près à la numérisation du système d'enseignement. Nous sommes attentifs aux Mooc et au e-learning. Nous souhaitons également créer une bibliothèque numérique, dotée de toutes les ouvrages recensés dans les écoles hôtelières du monde.
 
Quand et où aura lieu le prochain congrès de L'Amforht ?


Il est prévu du 26 au 29 novembre 2017 à Montréal.


Quelle sera la thématique de ce 21e forum mondial ?

Nous allons aborder la thématique de l'expérience client. En outre, ce forum va créer des passerelles avec le congrès national des hôteliers du Canada, qui se tient durant la même période, également à Montréal.


L'Amforht vient d'obtenir le statut consultatif spécial à l'ONU. Concrètement, qu'est-ce que cela vous permet de faire en plus ?


En effet, nous sommes désormais partenaires des Nations unies. Cela signifie que nous avons la possibilité de saisir l'ONU, lui poser des questions sur l'éducation et l'emploi dans le secteur du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration.


Avez-vous déjà prévu de solliciter l'ONU ?

Oui. Entre le congrès de Montréal et une conférence nationale prévue au Costa Rica, je vais avoir un battement de quelques jours durant lesquels je vais me rendre au siège des Nations unies, à New York. J'ai prévu d'échanger quelques idées, notamment, sur la normalisation des diplômes dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie. Et pourquoi ne pas évoquer également la mise en place d'un système Erasmus monde ? Car le système Erasmus, que nous connaissons déjà en Europe, fonctionne très bien. Il est même pourvu d'un budget en croissance.

 


Anne Eveillard

 



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