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Chômage, tarifs médicaux : ce qui change au 1er novembre

par webmaster le 01-11-2017

Chômage, tarifs médicaux : ce qui change au 1er novembre

INFOGRAPHIES - Assurance-chômage, nouveaux tarifs médicaux, trêve hivernale, prix du gaz... Découvrez les nouveautés susceptibles de changer votre quotidien.

• De nouvelles règles d'indemnisation chômage

Conclues au printemps dernier, de nouvelles règles d'indemnisation chômage entrent en application ce mercredi pour trois ans. Elles concernent les nouveaux allocataires. Les quelque 3 millions de demandeurs d'emploi qui ont déjà ouvert des droits au chômage restent sous le régime applicable au moment de leur perte d'emploi. Alors, pour qui ça change et qu'est-ce qui change?

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- Les contrats courts plus perdants que gagnants. Les salariés qui enchaînent les contrats très courts, de moins d'une semaine, vont voir leur allocation et revenus d'activité baisser par rapport à ce qu'ils auraient perçu avec les règles antérieures. Leurs jours effectivement non travaillés, (jours fériés et week-ends) ne sont plus pris en compte par la nouvelle formule de calcul. L'objectif était de mettre fin à une situation qui avantageait, à travail et salaire égaux, les personnes enchaînant les contrats de moins d'une semaine. L'Unédic estime que 21% des allocataires, soit environ 810.000 personnes, sont concernés. Certains pourraient voir leur revenu baisser jusqu'à 30%.


- Les 50 à 55 ans indemnisés moins longtemps. Pour eux aussi, les règles se durcissent. Désormais, pour bénéficier de la durée maximale d'indemnisation de 36 mois, il faut avoir 55 ans, contre 50 ans selon les règles antérieures. En compensation, les allocataires lésés - selon l'Unédic, ils seraient 37.000 - peuvent bénéficier d'un abondement d'heures de formation pouvant aller jusqu'à 500 heures.


- Des cadres indemnisés plus rapidement. Eux sortent plutôt gagnants. L'assouplissement des règles de «différé d'indemnisation» permettra aux demandeurs d'emploi ayant touché de fortes indemnités de fin de contrat, principalement des cadres, d'attendre moins longtemps avant d'être indemnisés. Le calcul du différé leur sera plus favorable et le délai ne pourra excéder 150 jours, contre 180 aujourd'hui. L'Unédic n'indique pas combien de personnes y gagneront.


• Les tarifs de certaines consultations médicales, dites «complexes» augmentent

Chez le médecin, généraliste ou spécialiste, deux nouveaux tarifs de consultations entrent en vigueur. Il s'agit des consultations dites «complexes» qui passent à 46 euros et des consultations «très complexes», fixées à 60 euros. Ces consultations, à «forts enjeux de santé publique», sont intégralement remboursées par l'Assurance maladie. Elles concernent une trentaine de motifs. Parmi lesquels, pour les rendez-vous «complexes»: la première consultation pour obtenir une contraception pour les jeunes filles de 15 à 18 ans ; les trois consultations obligatoires de suivi du nourrisson, celle de prise en charge et de suivi de l'obésité des enfants de 3 à 12 ans. Ou encore l'information sur la mise en place d'un traitement pour un patient nouvellement atteint de cancer, d'une pathologie neurologique grave (maladie d'Alzheimer, Parkinson...) ou encore d'une infection par le VIH, pour les «très complexes».

Les affections longues durées, prises en charge à 100%, représenteraient «deux tiers» des cas concernés par ces nouveaux tarifs, selon l'Assurance maladie. Ces patients peuvent demander le tiers payant (dispense d'avance de frais), tout comme ceux bénéficiant de la Couverture maladie universelle complémentaire et de l'Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé. Pour le reste de la population, la dispense d'avance de frais sera soumise au bon vouloir du médecin. En effet, l'obligation d'appliquer le tiers payant vient d'être supprimée.

• Les prix du gaz augmentent

Les tarifs réglementés du gaz naturel, encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmentent en moyenne de 2,6% ce 1er novembre. Dans le détail, la hausse est de 0,8% pour les consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 2,7% pour ceux qui l'utilisent pour se chauffer et de 1,2% pour ceux qui en font un double usage chauffage et cuisson, détaille la Commission de régulation de l'Energie (CRE).

• C'est le début de la trêve hivernale

Durant cinq mois les personnes menacées d'être expulsées de leur logement bénéficient d'un sursis. Pour la première fois, les habitants des bidonvilles sont concernés par cette trêve, qui leur a été étendue par la loi Egalité et Citoyenneté. Toutefois, les procédures, elles, se poursuivent. Mais une éventuelle décision d'expulsion ne sera effective qu'au 1er avril.

«Deux exceptions sont prévues: s'il existe une solution de relogement adaptée ou si les locaux font l'objet d'un arrêté de péril», détaille Christine Vales, de la Chambre nationale des huissiers de justice. Un juge peut également autoriser une expulsion durant cette période, notamment si les occupants ont pénétré dans des locaux par voie de fait.

En 2016, 15.222 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique, soit environ 34.400 personnes, selon la Fondation Abbé Pierre qui avait dénoncé «un très mauvais chiffre».


• Les demandes de carte grise dématérialisées

Depuis lundi 30 octobre, les usagers de 20 départements (des régions Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté, la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne) peuvent faire des demandes ou modifications de carte grise sur Internet, et non plus en préfecture. Le certificat d'immatriculation du véhicule est directement envoyé au domicile.

Si problème, il est possible néanmoins d'être accueilli en préfecture, sur rendez-vous. Ce dispositif, piloté par le département du Doubs, sera ensuite étendu à l'ensemble de la France à partir du 6 novembre. À cette date, huit Centre d'expertise et de ressources titres (CERT) seront installés à Paris, Amiens, Clermont-Ferrand, Poitiers, Nîmes et en Guadeloupe, à la Réunion et à Mayotte afin de gérer les demandes d'immatriculation de tout le territoire français.

• Un «mois sans tabac»

Le ministère de la Santé relance cette année l'opération «Mois sans tabac». L'objectif de cette campagne nationale: inciter les 16 millions de Français qui fument régulièrement à arrêter de fumer pendant 30 jours. Les participants peuvent s'inscrirent sur le site www.tabac-info-service.fr pour rejoindre des équipes régionales ou thématiques qui prendront la forme de groupes de discussion sur les réseaux sociaux. En parallèle, 12 villes accueillent un «dispositif itinérant, ludique et interactif», sur le modèle des «fan zones» de supporters, pour «aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage».

En 2016, la première édition avait connu un important succès, avec 180.000 personnes inscrites et près de 640.000 kits d'aide à l'arrêt distribués en pharmacie au dernier trimestre 2016, soit «près de 100.000 de plus» qu'à la même période un an plus tôt.

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(Avec AFP)