RETOUR


Les métiers de la French touch, atouts, pour passer, frontières

par webmaster le 29-03-2017


Les métiers de la French touch, atouts pour passer les frontières

Estampillés « qualité française », les métiers du luxe, de l’artisanat d’art, de la 3D, de la gastronomie ou encore celui d’ingénieur, s’avèrent de bons filons pour qui veut tenter une expérience professionnelle hors les murs.

LE MONDE |

| Par


image: http://s2.lemde.fr/image/2017/03/21/534x0/5098549_6_2133_etudiants-de-l-ecole-de-gastronomie_50e237b2e5a265fa835338e66df18d32.jpg

Etudiants de l’école de gastronomie Ferrandi, en avril 2016.  AFP PHOTO / PHILIPPE LOPEZ

Canada, Nouvelle-Zélande, et maintenant, Angleterre : depuis son diplôme, Alexis Kerjosse, 26 ans, a enchaîné les postes aux quatre coins du monde. Il a toujours trouvé des contrats sans difficultés, et ce, alors qu’il avait fait toutes ses études en France. Travailler à l’étranger était un « rêve »pour ce jeune homme, qu’il a réussi à réaliser en devenant animateur 3D. Une compétence très recherchée, et dans laquelle les Français ont acquis une excellente réputation. « Mon premier ­salaire à Vancouver, au Canada, était ­assez bas, juste assez pour vivre en colocation. Ensuite, entre Montréal et Wellington, j’ai triplé mes revenus », explique ce ­diplômé 2014 de l’Ecole de l’image des Gobelins, à Paris.

L’animation comme les jeux vidéo font partie d’un ensemble de domaines où les jeunes Français profitent, hors des frontières, d’un avantage comparatif, doublé d’une bonne image. « Les animateurs français sont appréciés à l’étranger car ils savent bien raconter les histoires, et qu’ils ont une certaine fraîcheur pour faire passer des émotions. C’est dû, selon moi, à la manière dont on enseigne, et au fait que nos jeunes puisent leur inspiration dans la richesse culturelle française », résume ­Nathalie Berriat, directrice des Gobelins, qui compte parmi ses anciens quelques symboles de réussite tel Pierre Coffin, le créateur des Minions.

Dans un marché de plus en plus compétitif, ces filières French touch permettent souvent aux jeunes de s’expatrier dans de meilleures conditions. Et quand on parle de choses que la France fait mieux que les autres, on en vient souvent à la table.

«?Ici, rien qu’avec l’accent français, on présume que tu es compétent?», Simon Herfray,, pâtissier, 30?ans, installé à New York

Cuisine et métiers d’art

Certes, l’étoile des grands chefs français a pâli ces derniers temps. Mais avoir fait ses classes en France donne « un gage de qualité évident », tranche Simon Herfray, pâtissier de 30 ans installé à New York. « Ici, rien qu’avec l’accent français, on présume que tu es compétent », dit-il, amusé. Depuis son bac pro, ce Nantais a promené sa ­toque entre Londres, l’Australie et la Côte est des Etats-Unis. Les contrats se sont enchaînés, ses employeurs lui ont souvent payé billets d’avion et visas, l’ont accueilli à l’aéroport, voire hébergé. « En tant que pâtissier français, travailler à l’étranger n’est pas compliqué. Je mets mon CV sur un site, et je suis souvent rappelé. A Sydney, j’ai frappé à la porte d’une pâtisserie française, qui m’a embauché le jour même. Même s’il y a de la concurrence, il y a un savoir-faire et une passion qu’on ne trouve pas ailleurs. »

Boulanger, cuisinier, pâtissier : des professions idéales pour ceux qui rêvent de partir, comme celles, de manière moins attendue, qui touchent aux ­métiers d’art, ces compétences typiquement françaises nées dans le giron de Colbert et des manufactures royales. Les Métalliers Champenois, entreprise qui a investi le marché américain depuis qu’elle a restauré la statue de la Liberté, emploie dans son atelier du New Jersey sept jeunes Français, spécialistes en ­métallerie fine, qui fabriquent des rampes et des portes en bronze pour des ­palaces ou des résidences de luxe. Elle en envoie d’autres à Hongkong, dans les Emirats, à Monaco, au Canada.

............


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/03/21/les-metiers-de-la-french-touch-atouts-pour-passer-les-frontieres_5098551_4401467.html#A9GTyLgdrtT6eY3j.99