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10 astuces insolites pour vivre en meilleure santé plus longtemps

par webmaster le 07-02-2019

10 astuces insolites pour vivre en meilleure santé et plus longtemps

Notre espérance de vie dépend à 75 % de notre environnement et de nos comportements –les gênes déterminant les 25 % restants. Et si on changeait nos habitudes ? Découvrez les recommandations étonnantes du Dr Pascal Douek, auteur du « Grand livre des secrets de la longévité » (éd. Leduc.s), pour vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Cf. : Elsa Rouden – Version Femina.

L’espérance de vie en question

Âge chronologique, âge biologique

Si l’on connait bien son âge chronologique, visible sur nos papiers d’identité, celui de nos organes et de nos artères est plus obscur. Il est pourtant crucial : « Il nous indique si nous vieillissons plus vite ou plus lentement que notre âge, affirme le Dr Pascal Douek. C’est l’indicateur de longévité ». La mauvaise nouvelle ? Il est difficile de le connaître précisément, car il dépend de multiples facteurs comme l’IMC, le niveau d’activité, l’alimentation, la gestion du stress, l’historique familial et la consommation de toxiques. La bonne : on peut le réduire, en modifiant certaines de nos habitudes.

Espérance de vie et espérance de vie en bonne santé Au cours du siècle dernier, l’espérance de vie a presque doublé, passant de 47 à 85,3 ans pour les femmes et de 43 à 79,5 ans pour les hommes. Et celle-ci progresse sans cesse. Pour autant, l’espérance de vie en bonne santé – c’est-à-dire « sans limitation d’activités, sans incapacité et sans handicap » -, elle, stagne depuis dix ans : 64,1 ans pour les femmes, 62,7 ans pour les hommes. Deux éléments desquels découlent, mathématiquement, une augmentation de l'espérance de vie en mauvaise santé. Les télomères, des biomarqueurs du vieillissement  Les télomères sont « des petits capuchons posés sur les extrémités des chromosomes », détaille le Dr Pascal Douek. A chaque division cellulaire, ils raccourcissent. Ainsi, des télomères courts indiquent que la cellule est en fin de vie. Or, leur longueur dépend non seulement de ces mécanismes internes, mais également d’autres facteurs externes comme le stress, l’exposition aux toxiques, une mauvaise alimentation et un mode de vie sédentaire. Il est donc essentiel de prendre garde à ces éléments si l’on souhaite vieillir en meilleure santé.

10 astuces insolites pour vivre plus longtemps et en meilleure santé Au-delà des conseils de bons sens – ne pas fumer, dormir suffisamment – certaines astuces insolites permettent de stimuler son capital longévité.

 1. Avoir un état d’esprit positif  Une récente étude de l’université de Yale (1) révèle que les personnes pessimistes ont 3 fois plus de risque de développer une démence que celles qui adoptent une attitude positive. Dans l’archipel d’Okinawa, détenteur du record mondial du plus grand nombre de centenaires, les habitants ont même un mot pour désigner leur état d’esprit : l’ikigai. Ce terme japonais traduisible par « raison de vivre » décrit le fait de chercher sans cesse quelque chose qui motive à vivre la journée qui se présente. Une philosophie que l’on retrouve aussi chez les habitants de la péninsule du Nicoya, au Costa Rica, sous le nom de plan de vida (« plan de vie » en espagnol).

2. Adopter un chien D’après une étude écossaise (2) réalisée sur les plus de 65 ans, les propriétaires de chiens gagnent 10 années de vie en bonne santé, comparé à ceux qui n’en possèdent pas. Un chiffre qui s’explique, entre autres, par le fait qu’ils sont 12 % plus actifs.

3. Danser Vous aimez swinguer ? Votre cerveau aussi ! La danse réduit de 76 % le risque de démence (3). Un chiffre stupéfiant, d’autant plus que cette activité a de meilleures performances à ce niveau que le vélo, les puzzles, la lecture ou la natation. Au-delà de son impact positif sur le vieillissement cognitif, la danse permet également de conserver son sens de l’équilibre « car elle nécessite l’intégration de l’information sensorielle à partir de multiples canaux (auditifs, vestibulaires, visuels et somato-sensoriels », précise le Dr Pascal Douek.

4. Vivre au contact de la nature Réduction du diabète, de l’obésité, de la pollution sonore, augmentation de l’activité physique, amélioration de la vie sociale et meilleure exposition à la lumière…les bénéfices d’un environnement proche de la nature sont innombrables. A tel point que les femmes vivant à moins de 400 mètres d’un espace vert voient leur taux de mortalité baisser de 12 %, toutes causes confondues (hors accidents), comparé aux autres (4). Un chiffre édifiant mais alarmant, quand on sait que le temps d’activités de loisirs à l’extérieur a été réduit de -25% en 10 ans aux Etats-Unis.

5. Manger des noix, du chocolat et du curcuma Les noix Les oméga 3 contenus dans les noix réduisent l’inflammation, le stress oxydatif et font baisser la rigidité artérielle. Le fruit à coque favorise également la diversité du microbiote intestinal, garant du bon fonctionnement de l’organisme.
Le curcuma Consommé quotidiennement en Inde et en Malaisie, le curcuma a des propriétés surprenantes. Son petit secret ? La curcumine, un principe actif antioxydant et anti-inflammatoire qui améliore de 28 % la mémoire et l’attention (5).
Le chocolat Voilà une bonne résolution facile à tenir. Manger du chocolat régulièrement diminue le risque de diabète, d’hypertension artérielle et de maladie cardio-vasculaire. Seule ombre au tableau, c’est en fait le cacao qui est responsable de ces prouesses. On oublie donc ses ersatz noyés dans le sucre, et on consomme seulement du chocolat contenant au moins 70 % de cacao. 6. Méditer Non contente de réduire immédiatement le stress, la méditation permettrait de mieux résister au vieillissement cérébral. Une étude a même démontré que le cortex frontal et cingulaire et l’insula étaient plus développés chez les personnes qui la pratiquent (6). « La méditation pourrait également réduire les risques de développer une maladie d’Alzheimer, ou au moins retarder son apparition », indique le Dr Pascal Douek.

7. Faire des mots croisés Conserver une activité cérébrale importante est cruciale pour diminuer les risques de démence. Ainsi, les cruciverbistes réguliers ont une fonction cérébrale équivalente à celle d’un individu ayant 10 ans de moins (tâches de mémoire, d’attention et de raisonnement). (7).

8. S’occuper des autres Aider les autres permet de réduire son propre stress et d’avoir une meilleure santé mentale (8). Et nul besoin de sacrifier toute sa vie pour cela : tenir une porte à un voisin, discuter avec un sans-abri, écouter un ami déprimé suffit pour ressentir ce bien-être.9. Faire l’amour chaque semaine Les télomères (voir plus haut) des femmes ayant un rapport sexuel par semaine sont plus longs que ceux des autres (9). De là à y voir un moyen de ralentir le vieillissement, il n’y a qu’un pas ! L’étude n’a toutefois, pour l’instant, été réalisée que sur la gent féminine.

10. Jardiner Dans Candide, Voltaire livre l’une des clefs du bonheur : « Il faut cultiver son jardin ». Une suggestion à prendre au sens figuré –car, on l’a vu, une bonne santé physique est indissociable d’une bonne santé mentale- mais également au sens premier, si l’on en croit une étude australienne (10). Jardiner quotidiennement permettrait ainsi de diminuer de 36 % le risque de démence chez les personnes de plus de 60 ans.