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Citation. Pourquoi dit-on : ce n'est pas la mer à boire ?

par Pierre Berthet le 27-09-2020

Pourquoi dit-on «ce n’est pas la mer à boire»?

Cette métaphore vient d’un fabuliste de renom. Le Figaro, grâce à Georges Planelles et son savoureux ouvrage Les 1001 expressions préférées des Français éclaire votre lanterne.

Par Maguelonne de Gestas Publié il y a 3 heures, mis à jour il y a 22 min. Le Figaro

«Je vous demande simplement de le faire à ma place, ce n’est pas la mer à boire!» Combien de fois avons-nous employé cette expression pour dire l’aspect dérisoire (anodin, ridicule!) de notre requête?


Une difficulté insurmontable

Pour trouver son origine, remontons au XVIIe siècle, et relisons la fable Les Deux Chiens et l’Âne mort de Jean de La Fontaine. Celui-ci l’emploie alors sous la forme affirmative: «Si j’arrondissais mes États! Si je pouvais remplir mes coffres de ducats! Si j’apprenais l’hébreu, les sciences, l’histoire! Tout cela, c’est la mer à boire».

La métaphore renvoie à une entreprise impossible à réaliser, «au prix de difficultés souvent insurmontables (comme, par exemple, assister sans bâiller à une conférence de deux heures sur la culture de la betterave rouge dans les plaines du Tadjikistan)», analyse cocassement Georges Planelles.

Évolution de son emploi

Comme souvent dans la langue française, la façon de dire cette expression a évolué. Désormais, on ne la dit plus que sous la forme négative. Cette dernière met davantage en lumière la supposée paresse de l’interlocuteur, qui se fait tout un monde d’une tâche insignifiante.